05 août 2008
Floris
• Film Documentaire
5 min env.
Réalisation, image, son, montage
Février-Mai 2008, Bruxelles
La qualité n'est pas encore très bonne. Je la réexporterais bientôt dans un meilleur format.
Voici un petit film
documentaire réalisé cette année. Tourné en février 2008 puis monté en
mai, ce projet est né de la rencontre d'un lieu, de la découverte d'une
atmosphère.
Il existe mille et uns
bars différents, dans toutes les villes. Je suis entrée dans celui-ci
tout à fait par hasard, au détour d'une rue, d'une impasse même.
Impasse de la fidélité, nom particulier pour ce cul-de-sac presque
lugubre, d'où émerge des éclats de voix de toutes langues, si bien
qu'on finit par ne plus savoir où l'on est. Où sommes-nous? À
Bruxelles. Dans un petit bar nommé le Floris, le rythme augmente au fur
et à mesure de la nuit. Le Floris, ce n'est pas seulement ce décor
atypique constitué d'objets insolites probablement sortis des braderies
les plus déjantées, passant d'une statue à la Jack Sparrow à des
lanternes magiques accrochées dans des coins. Ce n'est pas non plus ces
centaines et centaines de sortes d'alcool différents, si bien que vous
ne saviez même pas qu'il en existait autant (le seul bar qui aura
réussit à me prouver que la tequilla, dans un savant cocktail, pouvait
avoir un goût délicieux). Ce n'est pas non plus les sourires des
serveurs, les éclats de voix dans la salle, la frénésie qui emplie
l'air. Pas uniquement. Et pourtant si. Ce film n'est pas uniquement le
récit d'une soirée.
Si j'ai voulu filmer ce lieu, c'était pour
essayer de capter ce frisson de vie qui le parcourait. Essayer de
saisir des visages, des expressions, des moments. Chaque visage est une
histoire inscrite, à la fois si vulnérable et si indécodable. Mon film
est l'histoire de ces histoires. Des rires aux airs ennuyés ou vides,
des regards échangés ou fuis, j'ai tenté de capter ces moments où
surgit cette vulnérabilité de l'homme, à la fois dans sa joie, et dans
sa tristesse.
Je tiens à remercier les serveurs du Floris pour
leur amabilité, pour avoir accepté l'œil de la caméra tout en restant
naturels et honnêtes; ainsi qu'à tous les clients présents qui se sont
laissés épouser par l'image. Un énorme merci à vous tous sans qui ce
projet n'aurait pu devenir le petit film qu'il est aujourd'hui.
Enfin,
un grand merci à Chris, Yas et Maya pour leur aide et leur patience.
Autant de gens qui ont soutenu mon petit projet pour qu'il puisse
naître :)
S. Belgnaoui
Are You The One?
• Vidéo clip
5 min 30 env.
Image
Juin 2007 - Nantes
Cliquez ici pour voir la vidéo
Cet article ne concerne pas un de mes travaux, mais la mise en lumière d'une vidéo à laquelle j'ai collaboré, mais dont l'idée et le montage revient à un ami étudiant en histoire de l'art, compositeur-DJ passionné, mannequin qui a souvent travaillé avec moi mais aussi et surtout avec beaucoup d'autres et monteur à ses heures libres : Axel Sourisseau !
Je n'ai donc que participé à l'image de cette petite vidéo, que je vous présente tout de même car je trouve le résultat réussi, et dont l'idée est d'exprimer la recherche vers un idéal qu'on croit rattrapable (la personne idéale?) et cette avancée, toujours dans le flou, vers le flou..
Pour en savoir plus sur Axel Sourisseau : www.myspace.com/axelsourisseau
Accord Majeur
• Court-métrage
10 min env.
Co-écriture, scripte image et son, montage making-off
2005 - Casablanca
Deux adolescents réunis par la musique, deux mondes opposés liés par une passion ; voilà le thème de ce premier court-métrage auquel j'ai participé, dans un cadre scolaire. Le cadre d'un atelier réunissant quelques passionnés et quelques curieux, encadrés par des professeurs et avec pour but de réaliser un petit film à la fin de l'année. J'avais à l'époque 15 ans, et ai donc participé à la création et la réalisation de ce projet. Scripte sur le tournage, j'ai également pu toucher de temps à autre à la prise son et ai assuré le montage du making-off. Le film a reçu le prix du court-métrage des élèves du secondaire au Festival International du Court-métrage scolaire francophone à Santiago en 2007. Malgré ces quelques maladresses, je reste contente de ce court-métrage, qui fut ma première véritable expérience audiovisuelle.
Les crédits complets de l'équipe du film se trouvent dans le générique de la vidéo.
Mulholland Drive
Après le chef-d’œuvre poétique Elephant Man, le violemment hollywoodien Saylor et Lula ou encore le dérangé Twin Peaks, Fire Walk With Me, le fou génie David Lynch signe en 2002 le second volet de son triptyque, Mulholland Drive, suite du schizophrénique Lost Highway.
Raflant au passage le prix de la mise en scène à Cannes en 2001 et du meilleur film étranger aux Césars 2002, David Lynch plante ici son cadre dans le folklore hollywoodien, où il mêle intrigue policière sur fond de complot, illusions chimériques et critiques acerbes d’une industrie cinématographique despotique. Il garde les intrigues tortueuses et le côté film noir de Lost Highway, mais avec une incroyable poésie en plus.
Le metteur en scène mélange ici ses grandes thématiques fétiches déjà explorées dans son long-métrage précédent et qui sont le dédoublement, la frontière rêve/réalité ainsi que l’identité. Dans cette ville californienne où chacun tente d’usurper une autre identité, les personnages de Betty (Naomi Watts) et Rita (Laura Elena Harrings) se cherchent et sont en quête de cette identité perdue. C’est ici que s’insère une trame policière ainsi qu’une critique omniprésente de l’industrie hollywoodienne, assimilée à une gigantesque mafia aux manitous italiens qui détiendraient d’une main de fer tout le cinéma américain. Dans le duel serré et inégal entre les producteurs Catigliani et le jeune Adam Keshner (Justin Theroux), Keshner représente cette voix de l’artiste en demande de liberté d’expression et d’action artistique. Mais l’affrontement n’est pas si manichéen qu’on le croit, puisque Theroux incarnera dans toute la seconde partie du film l’image d’un réalisateur corrompu et imbu de lui-même.
Lynch se joue des clichés-types en les mettant en scène : le Cow-boy sorti de nulle part en icône accessoirisée, le "vieux beau" de série B qui donne la réplique à Betty durant son audition, ou encore Betty elle-même, en égérie holywoodienne symbole de la fétichisation, mettant ainsi en relief ce cinéma Holywoodien qui se contente de ses propres icônes.
Contrepoint également de ces clichés, avec entre autres ce magnifique travelling progressif lorsque Betty se rend sur le plateau de tournage d’Adam, leurs regards croisés s’entrechoquant dans ce coup de foudre imprévisible, avant que la belle en retard s’enfuie telle une Cendrillon sur les coups de minuit.
Le film est superbement porté par le duo d’actrices, Harring en beauté froide et sculpturale opposée à l’ingénue Watts, innocente et tendre. Visages et corps torturés et mis à l’épreuve, objets d’occultisme qui peuvent disparaître ou s’inverser à tout moment. Lynch rappelle ici subtilement la caractéristique propre de l’actrice, dont la tâche de construire des apparences est à la fois synonyme de sa propre déconstruction et de son extinction. Chez le réalisateur-prestigitateur, les acteurs racontent autant par ce qu'ils donnent à voir que par ce qu'ils empêchent de voir. Aucune anticipation possible du spectateur dans les plans serrés et sans profondeur de champs de Lycnh, aussi bien que dans ce jeu constant d'identification malmenée, avec ces actrices interchangeables qui se font chacune leur place aux côtés de l'autre, et surtout - et c'est là toute le tragique du film - au détriment d'une autre. Reprenant sa thématique chère de la dualité, Lynch nous pose une nouvelle fois devant l'évidence : il s'agit moins ici de la création d'un double que de l'invention du même.
Mais Mulholland Drive c’est surtout, comme de nombreux films de Lynch, un monde de symboles. Images subliminales et métaphoriques sous forme de la très célèbre boîte bleue évidemment, sorte de coffre-fort version plastique des chimères de la protagoniste Diane-Betty, mais aussi des couleurs rouges et roses, des leit motiv répétitifs mystérieux à sens double, un masque monstrueux apparu derrière un mur. On pourrait s’attarder sur la scène du Winkies, où nous sommes confrontés à deux personnages masculins dont nous ne connaissons pas l’identité et qui n’ont en apparence rien à voir avec l’intrigue, relatant une sorte de rêve mystérieux sur lequel pèserait la menace de cette caméra haletante derrière leurs épaules, tel un intrus les épiant, puis confrontés à ce monstre identitaire auquel Dan (l’un des deux personnages) essaye de fuir. Pièce du puzzle incompréhensible au premier visionnage, et qui pourtant se révèle être la clé de lecture et la métaphore du film dans son ensemble.
Grilles d’interprétations multiples s’entrecroisant, se rejoignant et se contredisant elles-mêmes, nourrissant ces interprétations saugrenues qui s’accumulent et se fondent.
Mais il ne faut pas non plus confondre le film avec un pot pourri à travers lequel on pourrait voir tout et n’importe quoi. Il y a bien évidemment une ligne directrice, l’intrigue de cette jeune femme désespérée, actrice ratée et amoureuse blessée, qui après avoir commandité ce qui semble être le meurtre de la femme aimée, s’enferme dans une sorte de rêve (éveillé ?), alternative de vie espérée et manichéenne dans laquelle elle aurait la belle part, mais qui est vite rattrapée par les ombres pesantes de l’horrible réalité qu’elle tente de fuir. Et comme pour Lost Highway, pas d’échappatoire ou de rédemption possible par le rêve, le film s’achève sur une touche résolument noire et pessimiste.
Le grand culot de Lynch est ici de commencer le film par ce rêve, nous faisant ainsi croire pendant les deux tiers du film à ce que l’on voit à l’écran, avant de renverser l’intrigue au bout de deux heures entières, reniant ainsi tout ce qu’il venait de construire et mettant le spectateur face à sa fourberie : tout ce que nous venons de voir n’était qu’un leurre, et nous y avons cru autant que la protagoniste.
Mulholland Drive c’est donc ce film magique, à la frontière des genres, cette route sinueuse et tortueuse d’une conscience en mal d’elle-même, d’illusions brisées et d’une réalité cruellement plate, le tout dans une incroyable poésie noire débordant des cadres aux couleurs claires et lumières sombres. Avec ce film, Lynch signe donc une énigme chimérique dont les questions restent constamment en suspens et en reformulations, et qui a mes yeux se révèle être l’un des chef-d’oeuvres les plus fascinants et grandioses du cinéma actuel. Et pour reprendre une expression de Jean-Louis Leutrat dans son Prélude de l'Image Récalcitrante, un film "sans réponse, ou qu'aucune réponse n'épuise". Silencio.
S.Belgnaoui
Eyes Wide Shut ou la Waltz II..
Réalisé en 1999, Eyes Wide Shut a pour thème
principal le rapport Eros/Thanatos cher à Kubrick mais aussi le complot
et la jalousie. Le film sera aussi le dernier du réalisateur, qui
décède la même année, le montage a peine terminé.
Sorte de
testament filmique, ce treizième film est aussi un récapitulatif de ses
tendances musicales, puisque tous les genres qu’il a synchronisé tout
au long de sa carrière sont ici représentés. Ainsi la réception des
Ziegler est accompagnée par une musique jazz, la scène d’amour du
couple Cruise-Kidman est portée par la pop-rock de Chris Isaak ; on
assiste à la scène d’orgie sur un fond lancinant de musique indienne,
et le générique est superbement porté par une valse.
Ainsi
les premières lettres du générique sont donc introduites par la Jazz
Suite Waltz II de Dimitri Chostakovitch. Le choix de ce morceau n’est
pas anodin, il sert à la narration qu’il illustre presque autant voire
plus que les paroles des personnages.
La musique occupe tout
l’espace sonore de l’incipit. C’est d’ailleurs une caractéristique des
films de Kubrick : les bruits sont toujours réduits au strict minimum
(rappelons nous 2001 Odyssée de l’espace), laissant ainsi une place
privilégiée à la musique.
Et comme dans 2001, Odyssée… où les
moments calmes sont assistés par une valse viennoise, la légèreté de la
Waltz II dans Eyes Wide Shut nous laisse croire que nous allons
assister au bonheur d’un couple.
Elle semble symboliser le
bonheur paisible quotidien, l’harmonie de la vie conjugale. Bill
cherche son portefeuille tandis qu’Alice se prépare à sortir dans la
salle de bain, la musique exprime alors une sorte de train-train
quotidien de la vie du couple. Lorsque Bill éteint la chaîne hi-fi et
que la musique s’arrête, nous comprenons qu’il s’agit d’une musique
diégétique et non pas d’accompagnement à la narration.
La musique
appartient donc intrinsèquement à ce couple, qu’elle caractérise. Elle
est ici seule narratrice de ce fragment introductif. Elle illustre
parfaitement ce « couple parfait », lisse. C’est une sorte de marche
majestueuse qui épouse les déplacements fluides de la caméra qui suit
les deux personnages mouvant dans cet espace luxueux.
Tout les
caractérise comme couple modèle (image qui sera de nouveau donnée d’eux
lors de la séquence suivante chez les Ziegler) : ils sont bien
habillés, costard et nœud papillon pour Monsieur et robe de soirée pour
Madame, ils semblent préoccupés par le retard qu’ils ont à une soirée
où ils sont attendus, ils sont, bien entendu beaux, évoluent dans un
décor luxueux et bourgeois. Chaque petit détail joue son rôle : Bill ne
cherche pas ses clés mais son portefeuille (rapport à l’argent, à
l’identité), il ne l’embrasse pas goulûment mais dépose un baiser dans
son cou (encore une marque de délicatesse et d’élégance) .La musique
est à l’image du couple : lente et élégante, ample, gracieuse.
On
l’entendra de nouveau lors d’une séquence de la vie quotidienne, Bill
passant ses consultations pendant qu’Alice s’occupe de leur fille. Là
encore, la vie parfaite du couple est mise en avant : ce parfait mari
insensible aux attraits de sa patiente nue, cette épouse qui s’occupe
du foyer et de leur enfant…Un mari doué et professionnel, une femme
dévouée et patiente…
Enfin, Waltz II est aussi la symbolisation
de l’intimité féminine. L’image de la mère est érotisée par le corps
d’Alice autant que par la musique. Première image du film, cette mue,
ce changement de peau annonce d’entrée l’une des thématiques du film, à
savoir le corps et la possession du corps. Le violon entame une phrase
de hauteur plus aiguë alors que la robe de Kidman lui tombe des
hanches, elle esquisse d’ailleurs un pas de danse et un léger mouvement
d’épaules. La musique sublime cette brève mise à nu, qu’elle
chorégraphie.
Ainsi l’emploi de ce morceau n’est pas anodin,
car la musique joue un rôle dans la caractérisation des personnages
principaux, qu’elle introduit en quelque sorte. Pourtant elle sera
trompeuse car l’intrigue nous dévoilera les failles de ce couple en
apparence trop lisse et qui sera éprouvé. Ainsi la musique fait-elle
aussi office de fausse piste, qui nous amène à croire au bonheur sans
ombre de ce couple.
Pourtant, après diverses péripéties, le couple
se retrouve, et le film se clôt, de nouveau sur la Waltz II. La boucle
est bouclée, fin du cauchemar et retour au bonheur routinier pour ce
duo amoureux. Ou bien, ne serait-ce encore, qu’une illusion ?
S. Belgnaoui
26 mai 2008
Mon parcours
Formation
• 2007-2009
Lycée Gabriel Guist'hau - Nantes
Classe préparatoire Cinéma Audiovisuel Cinésup
• 2004-2007
Lycée Lyautey - Casablanca
BAC Littéraire - Option Cinéma Audiovisuel, Spécialité Anglais
Expériences Audiovisuelles
• 2008 : La Foire aux illusions
Film fiction
Montage, scripte
• Juillet 2008 : Stagiaire Monteuse
Anaphora Productions - Nantes
Montage de vidéos pour clients, authoring, création de menus/jaquettes dvd
• 2008 : Donneurs d'images
Film documentaire
Réalisation, montage
• 2008 : Floris
Mini-film documentaire
Réalisation, image, son, montage
• 2008 : Les Cerfs-Volants
Banc-titre (court-métrage réalisé à partir d'images fixes)
Montage
• 2007 : Va, Reviens...
Court-métrage
Co-écriture, co-réalisation, montage
• 2005-2006 : Accord Majeur
Court-métrage, prix du court métrage des élèves du secondaire Festival du court métrage scolaire Santiago 2007
Co-écriture en groupe, script image et son, montage making-of
Centres d'intérêts
• Cinéma : réalisation, esthétique de l'image, écriture scénaristique, montage - David Lynch..
• Photographie : argentique et numérique - Nature, paysages industriels, modèles...
• Composition : piano, mixage et arrangements sur mac - Métal symphonique, métal, rock, musique classique, musique électronique...
• Ecriture : Scénarios, critiques filmiques, nouvelles, textes divers...
• Voyages : déja effectués; Italie, Hollande, Belgique, Suisse, Maroc, Danemark - à effectuer prochainement; Suède, Finlande, Italie...
Compétences dans le domaine
• Réalisation : Connaissances des étapes de création de projets, quelques expériences dans le domaine.
• Image : Tournage en support miniDV, caméras semi-professionnelles ou grand public.
• Son : Notions de base pour enregistrements et prise de son. Mixage sur Audacity, Apple Sountrack Pro et Adobe Soundbooth CS3
• Montage : Maîtrise des logiciels Apple Final Cut Pro, Adobe Premiere CS3, Adobe After Effets.
• Photographie : Numérique et argentique. Développement papier noir et blanc. Notions d'Adobe Photoshop CS3.
• Authoring : Créations de DVDs (menus, jaquettes) avec Adobe Encore CS3 et Idvd.
• Autre : Bonne maîtrise écrite et orale de l'anglais, notions d'arabe (compréhension dialectale courante) et d'espagnol.
• Equipement : Macbook Intel Core 2 Duo - Apple Suite Final Cut Studio (FCP) - Appareil photo argentique Canon EOS5 focales 18-80mm, 100-300mm - Appareil numérique compact - Possibilités d'appareil numérique reflex + focales, matériel son DTA, Minidisc et micros Sennheiser, projecteurs + gélatines, caméras grand public ou semi-professionnelles.


















